Chacun connaît l’engagement et l’implication de la Banque Cantonale du Jura dans la vie quotidienne de la population jurassienne et des entreprises qui composent le tissu économique de ce canton. Cette proximité, fruit d’une volonté et d’une politique déterminée, se vérifie aussi dans le domaine sportif et nombreuses sont les sociétés ou groupes sportifs qui bénéficient du soutien de la BCJ. Les SRD, l’équipe phare du canton en football, font l’objet d’un soutien particulier, à ce titre.
A l’occasion de la rencontre contre le Lausanne-Sport, les dirigeants de la BCJ, ont décidé d’offrir 90 billets à leurs jeunes clients et de parrainer cette rencontre qui verra les SRD affronter une équipe qui a brillé sur la scène européenne et qui brigue encore une place pour la promotion en Super League.
M. Ronald Cramatte, marié et père de trois enfants, est domicilié à Porrentruy où il travaille à la BCJ comme membre de la Direction et responsable du secteur « Réseau » (Retail Banking). Il a accepté de répondre à nos questions.
M. Cramatte, pouvez-vous retracer votre parcours sportif ?
Comme arbitre, j’ai eu le plaisir de diriger à plusieurs reprises les SRD lors de matchs amicaux puisque j’ai officié pendant quelques années en Ière Ligue. Lorsque j’ai mis un terme à cette activité, je me suis reconverti dans l’encadrement des jeunes en entraînant les juniors de l’école de football du FC Porrentruy. Parallèlement, j’évolue encore avec les vétérans du FC Coeuve et je collabore avec Aldo Palama comme instructeur-arbitres.
Que pensez-vous de la saison effectuée par les SRD ?
Les SRD accomplissent une saison remarquable… Leur début de championnat a été magnifique et la série de succès qu’ils ont obtenus a comblé les supporters les plus exigeants. Mais chaque sportif sait qu’une saison est faite de hauts et de bas et que la réussite peut, soudain, tourner le dos à une équipe qu’elle a accompagnée durant un certain temps. Les SRD ont traversé une période difficile, mais je ne me fais néanmoins aucun souci pour eux, car je sais que les responsables sont des gens compétents et qu’ils savent maintenir un état d’esprit positif. D’ailleurs, la performance réalisée contre Bienne a prouvé que l’équipe avait retrouvé ses qualités et qu’elle n’entendait pas se résigner…
Que pensez-vous de la politique menée par les dirigeants depuis quelques années ?
Je crois qu’elle est l’expression de la sagesse et de ce que commande la raison à l’échelon de notre région. Constatons d’ailleurs que c’est cette optique et cette politique qui ont permis aux SRD d’acquérir une réelle stabilité. Nous savons que les ressources de notre canton sont limitées et qu’elles doivent nous inciter à mettre en évidence, valoriser et cultiver le savoir-faire des jeunes gens qui évoluent dans nos clubs. Si je puis me permettre, c’est exactement l’état d’esprit qui anime les dirigeants de la BCJ : aller à la rencontre des gens, découvrir leur mode de vie, leur envie et leurs besoins, et leur proposer nos services… En un mot, se développer ensemble !
Cette volonté de s’inscrire dans la région se reflète dans notre nouveau slogan « Ma Banque » et je pourrais imaginer que les SR Delémont n’hésitent pas à s’en inspirer : « Mon club » sonnerait fort bien…
De surcroît, si je regarde le résultat de cette conception, je dois constater qu’elle porte ses fruits tant dans le domaine sportif que dans le domaine économique puisque la BCJ s’implante toujours davantage dans la vie des Jurassiennes et des Jurassiens.
Vous avez sans doute entendu parler du projet de limiter à 10 équipes le championnat de Challenge League
Effectivement et je dois avouer que j’ai beaucoup de peine à comprendre cette politique. La Challenge League est devenue un tremplin pour les jeunes et les talents formés localement qui ambitionnent de rejoindre les plus grands clubs suisses. Dès lors que la formation proposée par les clubs de Challenge League, notamment par les SRD, est d’excellente qualité, on ne peut s’empêcher de penser qu’il faut absolument poursuivre dans cette optique. C’est en effet en promouvant la formation des talents et en développant les qualités des jeunes les plus doués que les clubs contribueront à l’amélioration du niveau des différents championnats et que les équipes nationales pourront rivaliser sur la scène internationale. En diminuant le nombre d’équipes de Challenge League, la logique veut que les jeunes aient moins d’opportunités, et je ne parle même pas du sort des régions périphériques avec des budgets limités. Mais cessons de nous lamenter ; nous avons toujours dû nous battre dans ce canton et nous savons le faire. Aussi en cas d’acceptation du projet, il faudra redoubler nos efforts et continuer de cultiver un état d’esprit conquérant à l’image de ce qu’ont entrepris les SRD depuis la saison passée.
Quels sont les différents aspects du soutien qu’apporte la Banque Cantonale du Jura ?
Le soutien de la BCJ se matérialise sous différentes formes : du plus visible, à travers des actions de sponsoring de manifestations, au moins perceptible, par l’intermédiaire de dons ; mais aussi sous la forme d’autres soutiens financiers à l’égard de nombreux clubs jurassiens, tels que les SRD ou le HCA. La BCJ a également développé un partenariat particulier avec Katherine Choong, championne du monde junior en 2009 et meilleur espoir féminin romand en 2010, qui est devenue notre ambassadrice jeunesse. Ses nombreux exploits successifs ont été relatés dans la presse.
En outre, notre établissement propose un compte spécialement destiné aux clubs ou aux associations avec des conditions particulières. Nous offrons également des avantages exclusifs à notre jeune clientèle, réunie sous la forme d’une communauté : le Club Start, qui connaît un grand succès à ce jour.
Les SRD ont la chance de pouvoir compte sur un public fidèle…
Oui et j’aimerais insister la relation étroite qui unit sportifs et supporters jurassiens. Nous avons la chance de disposer, dans notre canton, de quatre clubs qui évoluent dans l’élite suisse. Chacun a la chance de pouvoir compter sur un public certes exigeant mais fidèle et qui l’encourage de manière parfois déterminante. Il faut être conscient que c’est sans doute dans la mesure où les supporters jurassiens peuvent s’identifier à telle ou telle équipe qu’ils sont susceptibles de montrer leur fidélité. Une raison supplémentaire de développer les ressources existantes et de jouer la « carte régionale ».