Il fut l'un des héros de la Maladière qui portèrent si haut les couleurs delémontaines et jurassiennes. Il était deuxième gardien des SRD lorsqu'ils accédèrent pour la première fois à la Ligue nationale B et, offrant sa disponibilité et son expérience, il s'occupe actuellement des gardiens de la Première équipe. Chaque supporter aura reconnu aisément Francis Tièche, un fidèle parmi les fidèles.
Constructeur horloger dans une entreprise de la région, le père de Yasmine et de Grégory, il a retracé les grandes étapes d'une carrière bien remplie et marquée par le plaisir de s'adonner à son sport de prédilection.
Quand avez-vous commencé à jouer au football ?
Après avoir pratiqué la gymnastique durant trois ans, j'ai commencé ma carrière à 14 ans, en juniors B et j'ai été très vite attiré par le poste de gardien.
J'ai évolué ensuite avec les juniors A et, à la suite d'un match disputé à Thoune avec des gens comme Fr. Bart, J.D. Ruozzi ou P. Barth, nous avons accédé, sous la houlette experte de Ch. Jeanmonod, aux juniors Interrégionaux.
A 17 ans, j'ai intégré le contingent de la Première équipe (peu après le décès de mon père,) et l'entraîneur de l'époque, B. Rézar, a décidé d'offrir leur chance aux jeunes éléments du club et de leur permettre d'évoluer en ligue supérieure. C'est cette même personne qui m'a permis de progresser de manière importante en me proposant des séances spécifiques, après les entraînements…
Avec J. Hoppler, nous avons accédé la 1ère Ligue et j'ai joué durant deux ans dans l'équipe.
Et vous avez choisi de partir…
Oui, j'ai rejoint la Chaux–de-Fonds, qui évoluait à cette époque en Ligue nationale A. J'étais le deuxième gardien et je me rappelle que j'habitais à Delémont, que je travaillais à Moutier et que j'allais m'entraîner à La Chaux-de-Fonds…J'y suis resté deux ans.
Un retour marqué par des la participation à 5 ou 6 finales d'ascension, sans succès. Ensuite j'ai transité par Glovelier qui évoluait alors en 2ème Ligue, puis en 1985, j'ai signé à Bassecourt.
Et l'on vous a rappelé à Delémont …
Effectivement, en 1989, Y. Maître, le Président d'alors m'a proposé de revenir à Delémont pour tenir le poste de deuxième gardien, mais surtout de m'occuper de la préparation spécifique des gardiens.
Nous avons enfin accédé à la Ligue nationale B en 1991 et j'ai alors mis un terme à ma carrière de joueur, mais ai poursuivi ma tâche de préparateur. J'ai eu l'occasion de m'occuper de F. Borer, V. Ducommun, D. Inguscio, S. Roth ou M. Minder qui évolue maintenant à Moutier.
En fait, je n'ai jamais quitté vraiment le giron des SRD et j'ai assuré différentes charges.
Depuis la reprise, je m'occupe de la préparation des gardiens.
Si je jette un bref et rapide regard en arrière, je me rappelle les moments très agréables que j'ai eu l'occasion de partager à l'intérieur de la famille des SRD. J'ai eu l'opportunité de tisser un nombre de relations extrêmement intéressantes et lorsque je me rends dans différentes villes suisses, j'y rencontre des connaissances et des personnalités que j'ai eu l'occasion fréquenter lors de mes activités footballistiques.
Que pensez-vous du début de saison ?
La Première équipe a réalisé un bon début de championnat: nous comptons un nombre de points appréciable et nous avons disputé des matches de qualité qui ont plu aux spectateurs.
Malheureusement, récemment, nous avons dû nous passer pour des raisons de blessures et de suspension, de plusieurs titulaires et la performance de l'équipe en a pâti.
J'espère que la suite de la saison sera bonne, car il convient que l'enthousiasme et les efforts du staff technique soient récompensés et je souhaite ardemment que les jeunes joueurs aient l'occasion et la chance de goûter à l'aspect particulier et au charme des finales. La participation à ce type de rencontres a un goût extraordinaire dont tout footballeur devrait avoir profité.
Ce qui représenterait aussi une sorte de récompense pour les spectateurs…
Tout à fait. Nous avons la chance de pouvoir compter sur un public important et fidèle. Un public qui vit vraiment et qui, s'il est parfois critique et exprime ses sentiments, n'en reste pas moins uni derrière la Première équipe. Lorsque l'on songe que certaines équipes de Challenge League évoluent devant quelque 200 spectateurs, on peut s'estimer heureux et remercier nos spectateurs nullstabilité avant de tenter des expériences à l'étranger qui tournent mal parfois… Il faut avoir de l'ambition, mais aussi savoir faire preuve de patience…Le rôle de certains managers n'a pas que des effets positifs…
Quel rôle peut jouer le sport dans la société actuelle ?
Le sport peut représenter une dimension extrêmement importante, à mon sens. Indépendamment de la performance et de la compétition, il représente un facteur d'équilibre essentiel et devrait trouver sa place dans toute vie aspirant à une existence équilibrée. L'apport d'une activité sportive se ressent tant sur le plan physique que sur plan mental.
S'agissant de la compétition, il faut être conscient que pour parvenir à un certain niveau, il est impératif d'effectuer des efforts conséquents et que l'on y parvient en faisant preuve d'abnégation et de patience.